Saison 2010-2011

Pour la saison 2010-2011, Voce Tolosa a choisi des oeuvres de deux des plus grands musiciens de l’époque baroque : G.F. Haendel et J.S. Bach :
- de Haendel : des extraits de l’oratorio Solomon,
- de Bach : la cantate BWV51 pour soprano solo et le Magnificat.

Deux concerts ont été organisés :
- jeudi 23 juin, à la chapelle Ste Anne,
- dimanche 26 juin, à l’église St Exupère,
réunissant un public de 350 personnes.

Voce Tolosa, dirigé par Olivier Perny, a eu le plaisir d’être accompagné par l’orchestre Musica d’Oc (créé et animé par Claude Roubichou). Les airs de solistes ont été chantés par :
- Aurélie Fargues, soprano (qui a en particulier interprété la cantate BWV51),
- Anne-Laure Touya, soprano
- Oscar Bonany i Capdeferro, alto
- Pierre Perny, ténor,
- Romeo Fidanza, basse.

Présentation de l’oratorio Solomon

Haendel composa Solomon entre le 5 mai et le 13 juin 1748.
Solomon (Salomon, en français) appartient au genre des oratorios, sortes d’opéras sacrés, mettant en scène des personnages de l’Ancien ou, plus rarement, du Nouveau Testament.

 Parmi la trentaine d’oratorios écrits par Haendel, Solomon est un oratorio de transition qui prépare les deux derniers oratorios, Theodora et Jephta.
Il s’agit d’une œuvre somptueuse, comportant un grand nombre de chœurs, parmi les plus beaux que Haendel ait composés, et qui peut être considérée comme un hymne à l’âge d’or de l’Angleterre, patrie d’adoption de Haendel.
Solomon est construit comme une grande fresque, enchaînant 3 actes, sans autre lien entre eux que le désir de glorifier la puissance et la plénitude du roi Salomon, et, donc, du roi George II.
Le livret utilise principalement le 2ième livre des Chroniques, le 1er livre des Rois et, pour l’acte III, les Antiquités Judaïques de Flavius Josephe.

L’acte I conte la dédicace du temple nouvellement érigé par Salomon et son heureux mariage avec la fille du Pharaon.
Extraits :
- choeur d’entrée YourHarpsAndCymbalsSound
- duo entre Solomon et la reine WelcomeAsTheDawn

L’acte II relate le célèbre jugement de Salomon dans la querelle de deux prostituées se disputant un enfant.
Extrait : air de basse ThriceBlessed

L’acte III est le récit diplomatique de la reine de Saba et de son admiration devant la sagesse du roi et la splendeur de sa cour. Au début de cet acte, Salomon ordonne à ses musiciens d’offrir un « masque » pour la distraction de la reine de Saba. Celui-ci est composé de quatre chœurs introduits pas des solos et qui évoquent tour à tour les sons berceurs de la musique, le fracas des batailles, le drame d’un amour sans espoir et le retour au calme après la tempête.
Extrait : choeur DrawTheTearsFromHopelessLove


Présentation de la cantate BWV51

 La cantate BWV 51 (« Jauchzet Gott in allen Landen », c’est à dire « Exaltez le Seigneur en tout lieu ») est une des rares cantates écrites pour soliste. Elle a été créée le 17 septembre 1730 à Leipzig, pour être chantée à toutes les périodes de l’année liturgique.

 C’est une œuvre exceptionnelle, qui fait appel à une soprano et une trompette solos virtuoses, accompagnées par des cordes et un continuo. Elle a été probablement écrite pour des interprètes talentueux dont Bach disposait à l’époque.
Elle comporte quatre mouvements, dont un magnifique choral qui clôt l’œuvre.
Extrait : CantateBWV51_2ièmeMvt

 

Présentation du Magnificat

 Mis en musique par plus de 25 compositeurs depuis la  Renaissance (dont Vivaldi, que Voce Tolosa a chanté en 2010), le Magnificat désigne le cantique chanté par la Vierge Marie après l’Annonciation à l’occasion de sa visite à sa cousine Élisabeth âgée et enceinte (épisode couramment appelé la Visitation).

L’Allemagne luthérienne utilisait le cantique de Marie sous deux formes : une traduction en allemand (« Meine Seele erhebet den Herrn ») et une version latine, celle-ci n’étant autorisée qu’à Noël, Pâques et Pentecôte.

Bach composa une première version de son Magnificat pour son premier Noël à Leipzig puis reprit celui-ci entre 1728 et 1731, en changeant la tonalité (de mi bémol à ré majeur) et en supprimant quatre pièces, trop spécifiques de Noël.

L’orchestre du Magnificat est typique des cantates de fête de Bach (3 trompettes, percussions, 2 hautbois, 2 flûtes, cordes et continuo). Mais, contrairement à la plupart des cantates, l’écriture chorale est à 5 voix au lieu de 4. Chacun des 5 solistes, également, est représentatif d’une voix chorale : soprano I, soprano II, alto, ténor et basse.

Extraits :
- choeur Magnificat
- duo alto-ténor EtMisericordia