Archive pour la catégorie ‘Répertoire’

Répertoire actuel :

musique sacrée (messe d’André Caplet, Benedictiones de Rolland-Manuel, Antiennes à la Vierge d’henri Büsser, Laudi alla Vergine Maria de Verdi, Ave Maria de Gustav Holzt) et profane (Fl.Schmitt, M.M.Duruflé) a capella.

En cours d’apprentissage: programme avec orgue (Messe de Ropartz, Motets de Mendelssohn et Brahms, création de Jean-Luc Defontaine ).

L’office des vêpres fait partie de l’ « Office des Heures », que lisaient quotidiennement les membres du clergé séculier (prêtres de paroisse) dans leur « bréviaire », et que chantent les communautés monastique ; il comprend huit moments bien caractérisés, de l’office de « prime » (office nocturne ) à celui de « complies » avant le coucher. L’ossature principale de l’Office des Heures est constituée par les 150 psaumes de l’Ancien Testament, répartis sur les offices d’une semaine, et donc lus, psalmodiés ou chantés intégralement dans ce laps de temps hebdomadaire.

Rappelons que les Psaumes, probablement écrits entre le Xème et le Vème siècle avant notre ère, et attribués dans la Bible au roi David, sont des textes poétiques, dont le nom lui-même évoque un élément musical (le mot grec « psalmos » évoque le jeu d’un instrument à cordes). Cependant il ne faut pas imaginer que des textes musicaux nous soient parvenus, et le célèbre David jouant de la harpe du musée des Augustins de Toulouse garde bien le secret des mélodies qui  soutenaient  ces prières de louange ou de supplication.
Dans les communautés monastiques, les psaumes sont chantés par l’assemblée des religieux scindée en deux groupes, qui alternent le chant des strophes  (d’où le nom de chant « responsorial ») sur des « tons» de psalmodie (mélodies convenues et « passe-partout ») connus de tous. De brèves Antiennes grégoriennes encadrent le chant du psaume.

L’office des vêpres, outre cinq psaumes quotidiens, comporte aussi une Hymne (chant poétique de louange de Dieu ou du saint du jour, dont l’origine remonte aux premiers siècles de l’Eglise), et le chant du Magnificat (ou Cantique de la Vierge) tiré des Evangiles.

La fête des Saints Innocents se situe le 28 décembre : quelques jours après Noël, l’Eglise rappelle cet épisode dramatique où Hérode, roi de Judée, jaloux de voir apparaître en la personne de Jésus un rival potentiel, fit exécuter les enfants de moins de deux ans de Bethléem et des environs. Cette décision motiva la « Fuite en Egypte » de Marie, Joseph et Jésus sur leur âne, sujet de bien des représentations iconographiques.

Les « Vêpres en FA majeur pour la fête des Saints Innocents » ont été écrites en 1793 par Johann Michaël Haydn, frère cadet du grand Joseph Haydn,  à l’intention des petits chanteurs de la cathédrale de Salzbourg, où il accomplit la majeure partie de sa carrière musicale au service du prince-évêque.
Proche de Mozart par son style, il s’illustra essentiellement  comme compositeur de musique religieuse, laissant à la postérité nombre de motets, requiem, vêpres, et une bonne trentaine de messes.

Les effectifs vocaux et instrumentaux utilisés sont les mêmes que dans d’autres messes de Haydn : un chœur a voix égales (soprano, mezzo, alto) dont se détachent des voix solistes, deux parties de violon et un continuo (violoncelle, orgue) (deux parties de cor sont proposées « ad libitum »).

L’hymne « Salvate, flores Martyrum » ne fait intervenir que le chœur (pas de solistes) et l’orgue, et adopte un ton plus populaire avec une étonnante ritournelle de l’orgue. Dans les six autres morceaux, les solistes issus du chœur dialoguent avec lui, cet élément « concertant » se trouvant particulièrement accentué, après la parenthèse de l’hymne, dans le Magnificat terminal, morceau le plus développé des sept.